Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le site du Conseil National pour la Résistance - Mouvement Umnyobiste (CNR - MUN)
Publicité
Le site du Conseil National pour la Résistance - Mouvement Umnyobiste (CNR - MUN)
Archives
9 mars 2008

Les Hommages du Comité Exécutif du CNR au Grand Combattant Jacques TIWA, tué par les forces de répression le 28 février à Douala


« Ils paieront très cher ton sang qu’ils ont osé verser. Nous leur
promettons   une guerre  totale
»

Hommage_du_CNR___Jacques_Tiwa_08MARS2008


La dictature nécocoloniale qui a fait mains basses sur le pouvoir politique au Cameroun a encore versé le sang d’un enfant, le sang des enfants de ce pays, notre pays le Cameroun!

Ils ont tué Jacques Tiwa, notre ami!

Ils ont tué Nkrumah, notre camarade!

Ils ont tué NGnintedem, le fils de cette terre accueillante et chaleureuse de Bamouguong.

Ils ont tué un lutteur hors pair, un combattant intrépide ! Ils ont voulu tuer l’espoir !

 Un autre lâche et vilain assassinat politique, comme il en a existé dans ce pays depuis 50 ans. En assassinant Tiwa et toute cette centaine de personnes tombées en févier, le gouvernement néocolonial n’a fait que perpétuer cette «fatalité du bain de sang », pour reprendre l’expression de Mongo Béti, qui constitue le mythe fondateur de leur pouvoir usurpé et de leur généalogie  politique de traites à la Patrie. Il n’est pas inutile de rappeler que le crime fondateur de cette république des servitudes et d’apatrides remonte à septembre 1958 avec l’assassinat odieux de Um Nyobè : Cette «fatalité du bain de sang» s’est poursuivie en 1960 avec Félix Moumié, en 1966 avec Ossendé Afana, en 1971 avec Ernest Ouandié, en 1991 avec le jeune Taku Eric, en 1996 avec Mvogo Benjamin, en 2005 avec Forlem Gilbert et Ebwam Aloysus, en 2006 avec Ufeanei Ivo et Mouma Benet, et en 2008 avec tout ces morts dont les victimes se comptent, hélas par…centaines! Au nombre de ces victimes, Jacques Tiwa !

Jusqu'à présent et ce, depuis 50 ans, seul le sang des victimes de la dictature néocoloniale a coulé. Jusque quand continuerons-nous d’accepter et d’assister dans l’impuissance générale au massacre des nôtres, aux tueries de nos prophètes et de nos héros? «How long shall they kill our prophets while we seat aside and look? » se demande l’artiste. Trop de sang a déjà coulé du coté des opprimés et toujours aucune goutte de sang n’a été enregistrée dans le camp de nos bourreaux, c’est à dire ceux là qui nous tuent, nous massacrent, nous volent, nous pillent, violent nos femmes et nos sœurs, etc.! Les progressistes de pays ont la responsabilité et le devoir de faire en sorte que le sang de nos martyrs versé en février de cette année, soit le dernier et ne soit pas du sang versé pour rien. Trop c’est trop !

 Ces apatrides serviles, défenseurs des intérêts étrangers contre le peuple camerounais, protecteur de la grande bourgeoise nationale alliée du grand capital étranger, contre les intérêts des masses populaires, ces apatrides disions nous, ont encore osé versé le sang limpide des centaines d’enfants de ce pays, montrant une fois de plus, leur boulimie insatiable du pouvoir et leur détermination à s’y accrocher même en régnant sur un pays fantôme, un pays de cimetières fait de tombes de citoyens massacrés !

Ils ont tué Tiwa Jacques ! Ils l’ont assassiné !

 Mais incultes comme ils sont, ils ne savent pas Tiwa Jacques n’est pas mort, ils ne savent pas que Tiwa est plus que jamais vivant dans nos cœurs. Les idéaux pour lesquels il a sacrifié sa jeunesse et finalement sa vie lui survivront, car comme le disait l’autre, on peut tuer un homme, mais on ne peut pas tuer une idée ! Et pour paraphraser Jean Paul Sartre, les héros ne meurent jamais, ils sont comme les astres, ils sont comme les étoiles du ciel, on les croit mort mais ils sont vivants et leur lumière illumine sans cesse notre chemin une fois la nuit tombée.

 Qui était TIWA Jacques? 

Tiwa Jacques, 36 ans, est un exemple d’engagement, de loyauté et de fidélité à des idéaux de progrès. C’est un homme de conviction et un progressiste camerounais et africain qui s’en va ! Quelle perte ?

 En effet, dès son entrée à l’Université de Yaoundé en 1991, il épouse les idéaux du « Parlement Estudiantin » dont il devient très rapidement un des piliers essentiels, à cause de son courage, de sa témérité, de son abnégation et de son sens du devoir militant. Ses camarades font alors de lui l’homme des situations difficiles, qu’il affrontera toujours avec responsabilité, courage et détermination sans jamais se débiner:

 Homme de terrain à toute épreuve, le camarade Tiwa est désigné en Septembre 1992 pour représenter le « Parlement Estudiantin » au sein de la «Sous-commission Manifestations» de « l’Union pour le Changement ». Dans ce cadre, il t participera très activement à la campagne présidentielle du candidat unique de l’opposition de cette époque. Il sillonnera villes et campagnes, pour prêcher les idées du Changement. La suite de cette étape, on la connaît.

 Son engagement militant lui aura valu d’être persécuté et exclu de toutes les universités camerounaises par les forces obscurantistes qui l’ont aujourd’hui réduit au silence éternel. Traqué par les forces répressives du système néocolonial-dictatorial, Tiwa rejoint la clandestinité et cette situation devenant de plus en plus intenable, est contraint de prendre le chemin de l’exil en juillet 1993, avec une cinquantaine de ses camarades du « Parlement Estudiantin ». Il sera tour à tout réfugié politique au Burkina Faso, au Mali puis au Sénégal, où il fera des études de Comptabilité et de Commerce avant de décider de retourner sur la terre de ses ancêtres pour continuer la lutte auprès des masses populaires. C’était, on peut le dire à posteriori, sous-estimer la méchanceté et la cruauté congénitale du régime neocolonial despotique qui s’est imposé à nous depuis 50 ans.

Malgré son exil, le camarade Nkrumah restera très actif et continuera son engagement politique au niveau panafricain : Il travaille activement avec les Mouvements étudiants et les organisations de défense des droits de l’Homme au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal. Ce qui lui vaudra quelques fois de sérieux ennuis avec les gouvernements des pays hôtes.

 Le Combattant Tiwa est membre fondateur du Conseil National pour la Résistance – Mouvement Umnyobiste le CNR-MUN) en 2003. Cette Organisation est née de la volonté de nombreux leaders étudiants, compagnons d’exil de Tiwa, de consolider leurs réflexions dans un cadre politique aux orientations idéologiques sans ambiguïtés, qui situe son action dans le prolongement des luttes populaires pour l’indépendance réelle, la liberté et la démocratie dans notre pays le Cameroun et en Afrique.

 En 2004, le camarade Nkrumah s’installe donc à Douala et est désigné, tout naturellement, à la tête la section nationale du CNR / Mouvement Umnyobiste. Il construit très rapidement un réseau militant qui lui permet de travailler étroitement avec des cercles politiques nationalistes internes. En tant que Secrétaire National du CNR, TIWA Jacques a régulièrement informé la direction du mouvement, des détails de la situation socio-politique sur le terrain.

 Le dernier contact que le Comité Exécutif du Conseil National pour la Résistance  a eu avec le camarade Tiwa Jacques remonte au 26 février, c’est à dire deux jours avant sa mort brutale.

 Ce Jour là, au cours d’un long échange téléphonique avec nous, notre camarade a encore fait, comme depuis le début de la crise de Février, un point exhaustif des évènements sur le terrain. Nous nous souvenons encore de ces mots que le combattant TIWA nous a tenu dans le point téléphonique du 26 février. «  Camarades, c’est très chaud ici, c’est très grave au pays, les gens tombent comme des mouches, Biya a le dos au mur ! Camarades, vous me connaissez, vous connaissez mon engagement et mon penchant pour l’action. S’il m’arrive quelque chose, n’oubliez pas que j’ai une famille». Terrible prémonition que ces propos graves qui tonnent sans cesse dans nos tympans et dont l’écho nous hantera à jamais.

 Pour nous du Conseil National pour la Résistance, il n’ y a pas de doutes  que se savait suivi et menacé. La violence des munitions qui lui ont transpercer le corps, ne laisse pas de place aux supputations : La mort de Jacques Tiwa est tout simplement un assassinat politique.

 En vérité, le camarade Tiwa Jacques, ce 28 avril où il a été assassiné, se rendait au domicile Combattant Mboua Massock pour des échanges sur les évènements de février. Le camarade a été sans aucun doute filé et abattu par la soldatesque du régime sanguinaire au pouvoir. C’est un crime politique pour lequel nous maintenons notre exigence d’une Commission d’Enquête, tout comme le CNR exige une Commission d’Enquête Internationale pour faire la lumière sur la répression de février, qui a endeuillé des centaines de familles camerounaises.

Le Conseil National pour  la Résistance perd avec le Combattant Tiwa, un militant engagé discipliné et plein d’abnégation. Un « Homme sérieux », au sens où l’entendait Mongo Béti. Le mouvement est atteint par cette perte, mais saura en donner la juste réaction. Et cette réaction sera farouche et totale.

 Combattant Tiwa, Camarade N’Krumah, tu es tombé les armes à la main.

Ces armes tombées de tes mains si braves, sont dores et déjà ramassées par tes camarades, pour que le combat, ton combat, pour la liberté et la Démocratie dans notre pays, continue avec encore plus de détermination jusqu'à la victoire finale.

Camarade Tiwa, ton sacrifice suprême éclairera notre chemin, chaque fois que nous nous tromperons, lorsque nous serons dans le doute, Chaque fois que nous serons découragés, nous retournerons vers toi pour nous orienter et reprendre courage. Nous viendrons tous les ans, en pèlerinage sur cette terre de Bamougong où tu reposes à jamais, nous reviendrons pour célébrer ton martyr, ton sacrifice suprême afin que, dans cette société en manque de repères, les jeunes générations s’en inspirent, au quotidien, dans leur quête de liberté et de bien être.

En ce moment de gravité, où nous nous apprêtons à te conduire à ta dernière demeure, le seul hommage qui vaille, c’est le serment que nous te faisons de poursuivre avec plus d’acharnement et de témérité ton combat, notre combat commun, pour un Cameroun et une Afrique Libres, Indépendants et Démocratiques débarrassés de dictateurs rétrogrades et criminels qui envoient leurs armées massacrer leurs peuples, au lieu de le protéger. Nous oeuvrerons à te rendre justice, afin que tes assassins rendent compte de leurs crimes devant les tribunaux nationaux ou internationaux. Ils paieront très cher ton sang qu’ils ont osé verser. Nous leur promettons une guerre totale !

Nous, tes compagnons dans la lutte, ferons en sorte que ton sacrifice ne soit pas vain. Que ton sang versé, devienne l’engrais sur lequel germeront la liberté et la démocratie pour lesquelles tu as sacrifié ta jeunesse et ta vie.

Nous sommes en deuil pour t’avoir perdu, tu vas nous manquer, mais nous refusons d’abdiquer, car le but recherché par le pouvoir assassin qui t’a tué, est de nous décourager, de nous effrayer pour que nous abdiquions. C’est peine perdue, car nous sommes certes touchés et déchirés, mais nous restons debout prêt pour continuer le combat. Oui, nous sommes debout, plus déterminés que jamais dans la lutte aux cotés des masses populaires des villes et des campagnes du Cameroun, contre la dictature et l’arbitraire dans notre pays !

Camarade Tiwa, ton dernier vœu à nous tes camarades du CNR été que nous nous occupions de ta famille si tu tombes au front. Tu peux reposer en paix, car ta volonté sera faite. Ta veuve et tes deux enfants, que tu nous laisses, seront protégés.

 Nous tenons à saluer la dignité et le courage  avec lesquels ils affrontent cette circonstance dramatique.

 Aux enfants Cyrille et Arthur Tiwa, nous tenons à vous dire votre père est un HEROS National, qui sera honoré en tant que tel, lorsque la Nation, libérée de sa souillure actuelle qui lui tient lieu de gouvernement, saura enfin reconnaître et célébrer le sacrifice de ses fils et filles, qui sont tombés afin que le pays reste debout. Votre père est déjà assis aux cotés de nos autres martyrs et héros que sont UM, MOUMIE, OSSENDE, OUANDIE, OUAMBO Le Courant et bien d’autres. Le Comité Exécutif du CNR a décidé de faire de vous, les enfants du martyr Tiwa, les «Pupilles de la Résistance».

 A la veuve TIWA Virginie, qui a toujours su, dans une infaillible loyauté, soutenir le combat de son mari, Nous disons merci d’avoir partager la vie et la trajectoire de notre camarade et ami. Derrière un grand homme, dit l’artiste, se cache une grande femme. Nous te demandons de sécher ses larmes et de garder courage. Justice sera rendue ! La volonté du défunt sera faite.

Nous tenons à dire à la maman du camarade TIWA, ici présente, qu’elle est une héroïne, pour avoir donné au Cameroun et à l’Afrique un lutteur émérite et un résistant intrépide qui a su, toute sa jeune existence, dire NON á la servitude, NON à la dictature, NON à l’injustice. Maman Tiwa, reste courageuse et forte!

 A toute la famille de Jacques TIWA, le Comité Exécutif du CNR/MUN présente ses condoléances les plus émues. De même que nous nous inclinons sur la mémoire des centaines de victimes civiles qui sont tombées  sous la répression barbare des forces dites de l’ordre, au cours des Manifestations de la fin février, dans notre pays.

 Le sang des martyrs sera vengé

 A Bas les Assassins du peuple !

 Honneurs et Gloire éternelle à TIWA Jacques

 Honneurs et Gloire aux martyrs de la liberté et de la Démocratie 

 
La lutte continue,
Pour la Patrie et l'Afrique, nous vaincrons!

 

 

Bamouguong (Mbouda), ce 08 Mars 2008

Le Comité Exécutif du
Conseil National pour
la Résistance /Mouvement UmNyobiste (CNR-MUN)

Contact: cameroon.resistance.council@googlemail.com
Internet: http://cnrmun.afrikblog.com/

 

Publicité
Commentaires
A
Merry Christmas and Best Wishes for a Happy New Year! ! !
B
wall art<br /> wall decor<br /> canvas art<br /> Framed art<br /> <br /> Canvas wall art
B
wall art<br /> wall decor<br /> canvas art<br /> Framed art<br /> <br /> Canvas wall art
Le site du Conseil National pour la Résistance - Mouvement Umnyobiste (CNR - MUN)
  • Le Umnyobisme est une idéologie de libération pour le Cameroun et l'Afrique et qui tire ses fondements dans les résistances historiques des peuples africains contre l'impérialisme et le colonialisme.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Newsletter
Publicité
Derniers commentaires
Publicité
Publicité